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HISTOIRE

DE PARIS

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HISTOIRE

PHYSIQUE, CIVILE ET MORALE

DE PARIS

PAR J.-A. DULAURE

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AUGMENTÉE DB NOTES NOUVELLES ET d'uN APPENDICE

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Dec détails descriptifs et historiques sur tous les Monuments récemment élevés dans la Capitale

PAR S.'tA. BEIilM, AITOCAT

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TOME TROISIEME

PARIS

AU BUREAU DES PUBLICATIONS ILLUSTHËËS

58, BUE DE LA HABPE 1842

PU3LIC LIEPARY

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HISTOIRE

PHYSIQUE, CIVILE ET MORALE

DE PARIS.

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PERIODE XJI.

( SUITB. )

PARIS SOUS LOUIS XIII. $ VI. Palais, jardini, ileSi fontaines, théAtres, etc.

Palais du Luxembourg, situé au faubourg Saint*Germain, quartier du Luxembourg, rue de Vaugirard. On imposa à ce palais plusieurs noms, que le public n'a pas admis ; outre celui de Luxembourg, il reçut d'abord celui de Palais d^ Orléans ; et, depuis la révolution, ceux de Palais du Directoire^ de Palais du Consulat , de Palais du Sénat Conservateur, enfin de Palais de la Chambre des Patr5. Quoique ces diverses dénominations aient tour à tour été inscrites en lettres d'or sur une table de marbre posée au-dessus de la principale entrée, le public, moins docile à la volonté des divers gou- vernements qu'à la routine , a constamment nommé et nomme encore ce palais et son jardin le Luxembourg.

Une grande maison , accompagnée de jardins , que Robert de Harlay de Sancy fit bâtir vers le milieu du seizième siècle , maison qualifiée d'Hôtel bâti de neuf dms un arrêt de 156ï, que le duc d'Ëpinay-Luxembourg acquit ensuite, et qu'il agrandit considérablement en 1583 en y adjoignant plusieurs pièces de terres contiguës, fut l'emplacement que Marie de Mé- dicis, régente, acheta, par contrat du 2 avril lOlii, moyennant la somme de 90,000 livres, pour y faire construire un palais. L'année suivante, voulant agrandir encore cet emplacement, elle fit acquisition de la ferme del'Hôtel- 111. 1

a HIBT0I^9 DE PARIS

Dieu, appelée, dans les anciens plans de Paris, le pressoir de l^Hétel-Dieu. Cette ferme était située h Test du jardin actuel et du côté de la rue d'Enfer. Au mois de juin 1613} cette reine y joignit 25 arpents de terre, situés au lieu appelé le Boulevard. Elle acheta aussi deux jardins appartenant à Antoine Arnaud, et dont la superficie était de 2,400 toises, et plusieurs parties du clos Yi^nerai, propriétés des chartreux et de divers particuliers. Enfin elle dédommagea les chartreux en leur donnant des terres au-delà de la route d'Issi ; de sorte que ces moines s'agrandirent du cdté de la rue * d'Enfer, renfermèrent dans leur enclos remplacement de cette route^ ancienne voie romaine, et la détournèrent considérablement du côté de l'est

Marie de Médicis , après ces acquisitions, fit, eu 1615, jeter les fonde- ments de ce palais. Il s'éleva sur le modèle du Palais de Pitti, à Florence; il lui ressemblait au moins par ses bossages. Jacques Desbrosses en fut l'ar- chitecte (1). Les travaux, poussés avec activité, furent achevés en peu d'années.

Cet édifice se recommande par la beauté de ses proportions, sa parfaite symétrie , et par un caractère de force et de solidité. Les ornements, peu nombreux, mais à leur place, plaisent à la vue sans la fatiguer. Ces refends, ces bossages qui sillonnent toutes les faces de ce palais, lui donnent une physionomie singulière; mais on y voit avec peine employée jusque sur les pilastres et les colonnes cette espèce de décoration réprouvée par le bon goût (2).

Le principal corps de bâtiment ainsi que ses autres parties offrent trois ordonnances : Tune, toscane, est au rez-de-chaussée ; l'autre, dorique, est, au premier étage ; et la troisième , ionique , se voit au deuxième. Quatre gros pavillons sont placés aux quatre angles du principal corps de bAtiment

La cour, qui, du côté de la ville, précède ce principal corps de logis, est entourée de bâtiments ; et son plan présente un parallélograme dont la plus grande dimension a 60 toises, et la moindre 50.

L'entrée principale est en face delà rue de Tournon ; de ce côté la façade présente à ses extrémités deux pavillons ; et au milieu , au-dessus de k porte, s'élève, sur un corps avancé de forme quadrangulaire, un dôme ciN culaire orné de statues dans les entre-colonnements. Ce dôme , qui avec ces circonstances produit un effet pittoresque, quoique un peu lourd, est! en parfaite harmonie avec les autres parties de l'édifice. De chaque côté de ce dôme, deux terrasses pareilles, supportées dans l'origine par des murs

(I) Le palats du Luxembourg n'a point été èleré sur le modèle du palais Ptltt. Les plaot decesdeiv édifices ne se ressemblent point. Jacques de Brosse (et non DesbrosseSt cooime le nomme Dulaure} a seulement imité le style d^arcbitecture de la cour du palais Pltli. (B.)

(S) Le bon goût ne réprouve point ce genre d'architeelure i boiM$ef,fiie l'on trouT^ •ouvtMl employé dans les plus beaux palais de Florence. (B.j

sous LOUIS XUL 8

ttSMifs, et qui depiuf ont à droite et à gauche été pereéi par quatre aicadei, fervent à cooimQDiqoer du ddme aui dbuz pavillons de cette fletcade.

Celle du jardin, outre deux pavillons en saillie, plus forts que ceui de la façade qui vient d'être décrite, offre au centre un corps avapeé, décoré de <x>Ionnes. Il était autrefois surmonté par un lantemon trop maigre pour le «afaeière de cette ftiçade ; on Ta fait disparaître, et la toiture, au-dessus de laquelle il s^ievait, présente aujourd'hui une ligne non inteivompae* A la place de quelques ornements peu agréables , on a étabU , au centre et au «eeond étage de cette façade, un vaste cadran solaire*, accompagné de statues miioasaleSt placées à l'aplomb des colonnes inférieures. Deux de ces statues représentent la ViotairB et la Paix : elles sont l'ouvrage de H. d'Bspercieui ; deux antres , la Force et le S$er$t^ oiit été sculptées par Beauvelet ; et les deux delmîères : VAetit^é et la Guerre , par Gartelier (1);

La façade du eété de la cour diffère peu de celle du jardin. Aux deux portes latésales , on voit dans des impostes les bustes de Marie de Médfeli et de Henri IV; au-dessus, Tavant-corps est décoré de quatre slataes oolee- saka, ouvrages des artistes du temps de Marie de Médicis. Le bas-relief du ftoiiton diroulaire, représentant la Victoire couronnant le buste d'un bécos^ est l'ouvrage de Dune.

La cour, dont j'ai donné les dimensions, est formée par le prineipat corps de logis dont je viens de décrire les façades, par deux ailes de béUmetits 9;a tennioant aux pavillons qui s'élèvent aux deux extrémités de la prineipak entrée, et enin par les bâtiments de cette entrée (3).

Bans l'aile qui occupe le cèté oriental de la cour est la galerie des taUaaux , ({ont je vais bientét parler ; l'aile opposée contient aussi une galerie de tableaux, et, de plus, le magniâque escalier par lequel on naonte i la salle de la Chambre des pairs. Cet escalier, majestueux par son étendue, nshe par sa décoration, présente plusieurs statues d'hommes Mustres pair les servieea qu'ils ont rendus i leur patrie, et ne fait point regretter Pancieii escalier placé sous le vestibule du principal corps de bâtiment, qui obstnmit ce vestibule sans l'embellir.

Ce palais , bâti à grands frais par Marie de Médicis , qui n'en avait pas

li) Oo 8*9P4BiuM acUiçUçment d'^outer lu palaii, du o6tô du Jardin, d^ çonalriKU^yiaço^ali^éraj^ qin donnerohuu fMilàifi beaucoup plus d'étendue. Elles cooliendront, au rcz-de-chaûssèe, une grande paierie deraui servir d'annexé aux orangeries; des vestibules et des appartements do fCc^^tttt; tu preaiier étage, une vaste bibliothèque, une grande salle des séances législatives et judiciaires. La ssUe ■ctuelle sera convertie en salle de délibérallons secrètes en cas de procès. Toutes les dépendances nécessaires au service de la chambre se trouveront dans deux pavillons qui flanqueront la nouvelle façade, laquelle doit être du reste absolument semblable i l'ancienne. iB. )

(^) ^^ i»pû de mai igiO, on a commencé à éclairer cette cour par le gaa hydrogène ; six torchères (deux placées à ebacun des avant-corps des deux bâtiments latérauxi et deux A Tavant-corps du prln- cifHU corps de logis} jettent sur cette cour une lumière abotidanle.

i. !•

h HISTOIRE DE PARIS

besoin et qui ne l'habita qné peu de temps, devait porter son nom ; mah, cette reine rayant légné à Gaston de France duc d'Orléans, son second fils, celni-cl Tonlnt le faire nommer Palaû et Orléans^ et fit en conséquence placer sur la principale entrée une table de marbre ces mots étalent gravés en lettres d'or , et qui est restée en ce lien jnsqn'à l'époqne de la révolution. Il Ait cédé , moyennant 500,000 lir. , i Anne-Marie-Lonise d'Oriéans, dochesse de Hontpensier (!) ; et, par transaction du l"' mai iOTt» fl devint la propriété d'Elisabeth d'Orléans, dochesse de Gm'ae et d'Aiençon, qni , le 16 mai lOSM^, en fit don an roi Lonis XIV. Cet édifice, négligé par ces difiérents propriétaires, eat besoin de grandes réparations, qui forent faites depuis 1733 josqo'en 1736. Loois XYI le donna, en 1T79, à son frère» Monsieur, qoi a régné soos le nom de Lonis XVin.

Pendant le régime de la terreor, il fot eonverti en maison d'an^t.

Soos le régime de la constitotion de Fan nr-, en 1795, il devint le lieo des séances do Directoire et la demeure des cinq directenrs, qoi habitaient plos particulièrement l'hôtel contigu , appelé VH&Ul du PeHt^LuxembatÊrg.

En 1798, le palais du Luxembourg fot entièrement ragréé, et plusieurs réparations y forent faites. On construisit à l'ouest et sur la ligne de la façade, do côté do jardin , on corps de bâtiment, qoi depois fot démoli.

Lorsqoe Bonaparte eot envahi le poovoir, le palais do Luxembourg fut deitiué d'abord aox séances des cousais , et reçot le nom de Palais du Consulat; et peu de temps après, en 1800, celui de Palais du Sénat C&nsm^ valeur. Ce sénat y tint ses séances josqo'en 181 fc, époqoe une nouvelle constitution remplaça le sénat par la Chambre des pairs. Dès lors une nou- velle table de marbre, placée sur la porte principale, indiqoa qoe l'édifice du Luxembourg portait le nom de Palais de la Chambre des Pairs.

Les deux ailes de bfttiment qui forment les parties latérales de la cour renferment, comme je l'ai dit, l'ooe l'escalier, et l'aotre la galerie des tableaox. Cet escalier, éclairé par dix croisées, composé de qoarante-boit marches, offre des oroements recommandables par leor dessin, leor exécu- tion , et mène au premier étage.

On trouve k son extrémité supérieure la salle des Gardes, puis celle des Garçons de service^ l'on remarque one belle figure en marbre , repré- sentant Hercule couché, ouvrage du célèbre Pojet ; one statoe d'Ëpaminon- das, par Doret ; une aotre de Miltiade, par Boisot ; et one troisième repré» sentant Persée après avoir toé la Gorgone.

Vient ensoite la salle des Messagers d'État, ornée de la statue d'Harpe-

(«) Ce paUif n*t été cédé à la ducheise de Hontpensier, moyennant 500,000 liTrei, que parce que cette princeiae était déjà, par set droits personneis, propriétaire de la moitié du fonda. (B.)

sous LOUIS XIII. 6

crate, dieu da silence, et de celle de la Prudence ; puis la^.jaUe du Conseil et celle de la Réunion^ salles trèfr-ricbenent décorées de tableaux, dont l'un représentait la figure en pied de Louis XVIII, et d'autres plusieurs allégo- ries sur ses aïeux et sur son retour en France. Le plafond, peint par Bar- thélemi, offre aussi des sujets allégoriques.

Cette salle mène à celle des Séances^ placée au centre du principal corps de bâtiment , au lieu ou étaient la cage de l'ancien escalier et la chapelle. Elle fut établie et décorée daus les années 1803-1804. Son plan est un hémicycle de soixante-quinze pieds de diamètre. Un autre hémicycle de trente pieds de diamètre , placé au centre , est , lorsque le roi se rend à la Chambre des pairs, occupé par le trône. Cette salle est décorée de vingt^six colonnes d'ordre corinthien; leurs entre-colonnements, à droite et à gauche du trône , sont occupés par les statues de Selon , Périclès , Cincin- natus, Scipion, Caton d'Utique, Lycurgue, Cicéroo, Léonidas, Aristide, Phocion, Démosthèue et Camille, presque tous ennemis de la tyrannie, tous ardents amis de leur patrie et de sa liberté. Ils furent placés sans doute pour rappeler leurs exemples à ceux qui ont siégé ou siègent dans cette ençeiute.

De cette salle, très-riche par ses ornements, on arrive à la salle du Trâne. qui ne l'est pas moins. J'omets la galerie sur le jardin^ les salles des quatre Bureaux^ les première et seconde bibliothèque ^ la chapelle^ le salon de lee^ ture^ pour m'arrèter à la salle du Livret Or.

Cette salle est remarquable par les peintures restaurées des boiseries qui ornaieni les appartements de Marie de Médicis. Ces peintures sont des médaillons offrant plusieurs sujets mythologiques. Cette salle, très-digne d'exciter la curiosité des artistes et l'admiration de ceux qui ne le sont pas, doit son nom à un livre dont la qualification indique l'excellence des matières qu'il contient. Quelle est la matière sublime de ce livre précieux auquel on a consacré une salle si magnifique 7 II faut le dire , ce livre n'existe pas encore, ou n'est pas encore déposé dans le sanctuaire qui lui est préparé. Il contiendra les titres de la pairie.

Je borne ici la description de la partie intérieure du palais qu'occupe la Chambre des pairs , partie changée , rajeunie , embellie par les gouverne- ments impérial et royal , et je passe aux autres parties et dépendances de ce palais.

Galerie du LcxBMBOiniG. Elle fut d'abord , par les ordres de Marie de

"Médicis, composée de vingt-quatre grande tableaux représentant l'histoire

allégorique de cette reine, peints par le célèbre Rubens, de plusieurs autres

tableaux provenant de la reine douairière d'Espagne, et de ceux du cabinet

du roi. Cette galerie fut longtemps négligée. Avant 1780, on avait formé le

« HISTOIRE DE PARIS

jltt^et d%i transporter tontes les peintures an Loavre pour qu'elles fliMil pHrUe ihi MUiéuin déjà projeté dans la galerie de ce palais. En eonlèiiil^GA ^ ptofet, bti retira du Loxemboiirg les tableaat, qoî forebt pléWk*&

Lt>n?r«. f

Les victoires des Français prodnislrent une asseï anii^ liëcôlte m HbMtlt pbur <tQe le Muséum du Louvre pût se passer de eétti de la galerie' dti Lntënlbourg. On les y replaça en 1S05; on y joignit aussi i^rëfcteûtfe eultoetioh des tableaui de la vie de saint Bruno, par Le Stoeut, conteiMi dani une èalle particulière ; plusieurs autres ouvrages , tels ^^e VfthM^ miHérmi , par Tien ; deux tableaux de David , le Sermmlt Éès ifèmeM, ik BmMs, été.

De cette galerie on arrive sur une partie de la terrasse et atmleiséHtr dli dAme, Ton voyait la Baigneuse en marbre, de Julien, ouvrage digne deh plus beaux temps de la Grèce.

L'autTB partie de la terrasse conduit dans une auitfe de salles qui étaient ornées notamment des marines de Vemet et de Hue.

En 1815, les puissances étrangères dépouillèrent le Muséum du Louvro d'une grande partie de ses richesses, et y laissèrent un vide immense. Veut le remplir, on enleva de la galerie du Luxembourg ses principaux tableaux, eeux qui formaient la galerie de Rubens, ceux de la vie de saint Bruno êl les marines de Vemet Cette galerie, ainsi dépouillée, contient encore dès tableaux d'un grand mérite. On y a vu longtemps les plus beaux ouvrages de Davidi de Oros, de Gérard, de Girodet, etc., et d'autres maftfes de Vécole fmaçaise. Au mois d'avril 1818 , ce Musée ainsi composé ftit obtéK Ml public (1).

Iardin bu LnxBHBOUBo. Ce jardin a éprouvé plusieurs èbangumenti. âh plus grande longueur de l'est A l'ouest était de 440 toises, et s'étendait jus- qu'à l'extrémité orientale du cul-de-sac de Notre-Damenles-Chilmps, qifc Ton a ouvert et converti en une rue nommée de Fleuri; sa plus igraudè laflielir n'excédait pas 190 toises.

En 1782 , on diminua A peu près un tiers de la surflice de ce Jardin , en retranchant toute sa partie occidentale , qui s'étendait depuis les aneiena bAtimeuta de la rue de Fleuras jusqu'à la grille qui s'ouvre de ce Mlé. Oh voulait i disait-on alors , établir dans cette partie retranchée des salles de danse, des cafés, une foire, etc. ; on n'établit rien. Les plus beaux arbres du jardin (tarent abattus; on raccourcit ses plus longues allées; et le terrain, séparé , dépouillé de sa verdure , sans être embelli par la foire projetée ,

(I) O muiée est eonucré aux oorngps dei ariistei ? i?anu; aufiitAt après leur mort, learf lableaat sont transportés au Muséum du Loarre, qui, i quelques rares exccpliuiis prés, ne coiilient que les yrodvclUmsilet peintres morts. (B.)

sous LOUIS XIII. t

i, ^éhdèitt p^ de trente antiéés, vide, stérile, ittbflblté, réduit prévue « fétlit de désert.

CTepétidant Ybn eommétlça; en 1788 , à y bâtir detlx raaisons sftQées sur une nie qui Fut ouverte, appelée rue de Madame. On y perça d'autres rues ifttl, depuis VM 1800 seulement, sont bordées d'habftÂtiond.

l^ndâtit la révolution , en 1798 et 17M , on prit sur l'enclos des Chatr^ trebx une partie de remplacement dont le jardin à été ajprandi , et l'on f IMMR dès btellers pour la fabrication des armes.

jk M i^B de l'an ir, ou 1705, Ib Convention commeiiça Tetécntion du pr6]et ëb cette belle avenue qui se dirige depuis le palais du Luxembourg ju^t^tt^ tlOteervatoif'e. En 1801, on renouvela tous les arbres de la partie oHetituI^ Ml jârdfri. On donna au terrain Une pente régulière (1). Oh planta pârëille- ment la partie méridionale qui avoisine la grande pépinière. * L'ancien parterre était bordé de deux murs de terrasse, fUn à hauteur d^afipiii, rautre plus élevé , et laissait eritre ces deut murS un intervalle U^nvit-on deux toises, planté de fleurs. Ces murs, en pierres de taille, pré- tentaient , à leur surfiice supérieure , de petits bassins , placés è distances égales et communiquant entre eux par des rigoles. Chaque bassin était peircé pour laisser passage à un Jet d'eau. Les eaux, 6i jamais elles ont été mises en jeu sur ces murs, devaient offrir d'assez brillants effets. Les ter- Ttlsses qtri bordaient ces murs étaient plantées d'ifîs et de buis. Ce parterre , du eAté du midi, moins étendu qu'aujourd'hui, était voisin du mur de clô- ture du jardin. Au centré du parterre on voyait une pièce d'eau octogone. Au mIKëtt de cette eau, un groupe en plomb représentait un triteli tenant dans ses bras un poisson marin qui lançait un jet d*eau.

Ce parterre, en 1801, fut entièrement changé. Des talus en gaton sbc- èédèrietot ah double mur de terrasse qui le bordait. Il Ait tiargt considéra- blement par deux espaces deihi-circulaires, établis sur les deux côtés. Aii milieu, ou plaça une pièce d'eau plus étendue que l'ancienne. Le parterrb «e iërminait du côté méridional par un vaste escalier composé de dix marches, et orné de statues. Tous ces ouvrages furent etéeutés sur les des- tins de If. Chalgrin.

Dabi fès années 1810 et 181 1 , ce parterre éprouva encore de hotabtw et Irtlureui changements.

li\ Ifi mouvement de ce terrain mit au jour un grand nombre d'antiquitéi meubles QiA ont été décHfet p»U. Orlraud, et dontJ*al parlé. (Voyez Camp romain, 1. 1.)

Bu pratiquant les fouillei pour Ici nouvelles conslruclioni, M. A. de 6(sorB, arcbi/^cle c^arcé de cet important travail, a également découvcrl, au mois de scplembrc 1836, dans des puits non rwô- tut de maçonnerie, et ayant de 15 à 48 niôircs de profondeur, des poteries romaines, une petite moule antique en matière volcaniqua, deux petites sUlueties en pierre, mutiiéoi et de. mauvais goût; un i^Ul Étalai voUi; etc. (B.)

8 HISTOIBE DE PARIS

La route de la grande ayenae, qui se dirige vers robaervatoire, à forée de dép6ts successifs de gravois et de terre aceumuléi pendant plus de dit ans , s'était enfin élevée à ta hauteur nécessaire. Déjà cette afemie étaift plantée de quatre ranga d'arbres, et fermée au midi par une grille de fer, lorsqu'un nouvel architecte, M. Baraguei, proposa et fit adopter le projel de donner au terrain de l'avenue et du parterre, depiria le bâtiment de' l'Observatoire jusqu'à la façade du palais du Luxembourg, une seule et même ligne de pente. Pour l'exécution de ce projet il fidiait opérer plnaieiiis changements et remuer beaucoup de terrain. Ces diffieultét n'arrêtèrent point. La grille qui termine au midi cette avenue fut baissée de quelqaea pieds, ainsi qne le sol environnant. On établit une grille nouvelle, et celle qu'elle remplaçait fut employée à l'entrée de l'Observatoire, et adaptée à deux pavillons construits alors pour décorer cette entrée.

Le sol de l'avenue fut, dans toute sa longueur, plus ou mdns baissé, sui» vaut la ligne de pente. L'abaissement fut plus considérable au point cette avenue se rapproche du parterre. Au lieu de Tescalier de dix marches, en . substitua trois marches dessinées sur un vaste plan circulaire qui sqjterminef de chaque c6té, à un piédestal qui sert d'acrotère à des balustrades.

On baissa le sol du parterre, ainsi que celui qui avoisine la façade du p»-; lais. Il fallut refaire le bassin : il le fut sur un plan octogone et plus vaste..

A l'extrémité méridionale du parterre, des balustrades en ouvrent l!enr' trée à ceux qui descendent par l'avenue. Elles se raccordent avec les talus de gazon qui garnissent les parties latérales de ce parterre composé de quatre pièces de gazon bordées de plates-bandes fleuries, entre lesqueDeà: est le bassin octogone dont la surface est animée par des cygnes.

L'ancien jardin avait été dessiné par Jacques Desbrosses, architecte du-' palais; il construisit aussi , à l'extrémité orientale de l'allée contigue a la façade du palais, une fontaine, remarquable par ses bossages et ses congé- lations multipliées.

Cette fontaine était dans un état déplorable, et tombait en ruine. En IJBQi,. elle fut entièrement restaurée. Les deux figures placées au-dessus da froin^ ton , qui représentent un fleuve et une naïade , furent refaites , ainsi que leurs accessoires. On n'avait, de mémoire d*homme, jamais vu cette fon-*' taine donner de Teau ; on lui a procuré cet avantage : au-dessus des roCailles elle coule, on a placé une statue de naïade sortant du bain.

La. partie supérieure des talus qui entourent le parterre est ornée de vases, de statues en marbre : quelques-unes antiques, restaurées, quelques- autres sculptées d'après l'antique (1).

(i) Presque toulei eesiutaes, qai du reste sont loin pour la plupart d'être des modèles de iculp» lure, ont subi des mutilations considérables^ Espérons, puisqu'on s'occupe arec actiiilé d'ètofer

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sous LOUIS XIII. 9

Depuis on a dégagé le pala» des b&iiments contigos à ses faces latérales : en a fait disparaître, du oété de Test, une orangerie, et, du c6té de l'ouest, gvelqaes bâtiments qui servaient de communication de ce palais à i'iifttel dit le PMê^Lumembaurg. On a établi sur la rue de Vaugirard, à chaque cété des deux parties latérales du bâtiment, une grille d'entrée, des plantations en quinconce, une fontaine élégante, décorée d'une statue en marbre, et un fviartwm, clos de treillages. Le jardin s'est agrandi par l'adjonction de ces deux emplacements^ Ces derniers .travaux, ainsi que quelques autres, ont été exécutés sur les dessins de M. Baraguei, architecte de la Chambre des pairs (1).

On arrive dans ce jardin par huit entrées principales , toutes ornées de grffles en fer.

Du temps de la régence du duc d'Orléans, le palais et le jardin du Luxem- bourg furent le théâtre le plus ordinaire des plaisirs ou plutôt des débauches de la duchesse de Berri, fille du régent. Dans les Mémoires de Duclos, on lit le fait suivant : a La duchesse de Berri..., pour passer les nuits d'été , c dans le jardin du Luxembourg, avec une liberté qui avait plus besoin de «complices que de témoins, en fit murer toutes les portes, â Texception «de la principale, dont l'entrée se fermait et s'ouvrait suivant l'occasion. 0

La ligne méridienne de l'Observatoire traverse le jardin du Luxembourg et se dirige sur l'angle ouest du pavillon qui forme l'extrémité de la façade du palais du o6té du jardin , de sorte que Taxe de la grande avenue incline ua peu i l'est, et forme au point d'intersection avec la ligne méridienne un angle très-obtus.

La pente totale depuis l'Observatoire jusqu'à la façade du palais du Luxembourg, ou la différence des niveaux qui se trouve entre ces deux points, est de U pieds.

On a placé, en janvier 1819 , au milieu de la pièce de gazon qui est è Textrémité du parterre, un piédestal sur lequel est un méridien à détona- tion, d'une invention nouvelle due au sieur Régnier, et dont l'amorce n'a rien è craindre du vent, de l'humidité ni de la neige.

PBTiT-LoxEMBOume, palais ou bétel situé rue de Vangirard, à l'ouest, et contigu au palais du Luxembourg. 11 fut commencé vers l'an 1629, par l'ordre du cardinal de Richelieu , qui l'habita en attendant que le Palais- Royal fût construit. Lorsqu'il vint occuper ce dernier palais, il donna à la duchesse d'Aguillon , sa nièce, le Petit-Luxembourg, qui passa, è titre d'hérédité , à Henri-Jules de Bourboo-Cendé. Après sa mort, la princesse

■oaTellat contlraetions an Luxembourg, que tout ce qui tieut à l'ornement soit du paltli, soit du Jardin, sera bientôt complètement réparé ou remplacé. (B.)

(1) Cette partie Tient de recèToir une nouvelle distribution. (B.)

10 HI«T0IRS 0B l^ARIS

Atihé, pàfâHbé <fè fdTtSre, y deihébnl, et y fit ei éeuter 9^ féfNHrfttMM el ^bfbiiteifaerits cotisliHérdbreJ. Elle fit cohstniilfe, \Sé raâtre eAté de h tm àe Tào^irili-d, ponr lies dtAclèrs, poar ses cQisines et écvries, tlli hMM (fèk coi{imiihl(ihb ilti l^tft-idi^tHbodi-g pftr dti ^àii»ie IMIëttfthi ^Vlftié *>tt

m.

m (idtël, tiatitfê i>ar âëé pFtticés Ih ttl»oh ÏÏH BdaHk>ti-CMll§,^ H<fM anséi nom de Petit-Bourbon.

Le I^éUt-Liixerobonrg Iht le Siégé 'da goiiTernbniént dll-eetorMI t qealf^ Slt^ëctébfk t1mt)llâtèrtt ; Hnqbiéfaié IdfteHit Hjtas te gratfd {(Ma»; tel directeurs y ont demeuré depuis rendémlaîre an ir (octobre ITM), jM^ qu'iti ft bHlliiiiire SH ^h (il tlHtéWbrti 1799).

En 1812 et 4813, on a démoli des bfttimentsqui Formaient M eoraifllifil^ cattBn eiibe te Grand et te t^elit-Luxèmbdhrg ; et , Sab^ rintertiilte, bh a établi , cbrtime Je Tai dit, lihe plantation en quincdticë , et , sur ta rue Tâugirard, une longue grille en fer.

Aqubdcc u'Àrcueil. n fallait des eaux pour les besoins et l*laigrénient du pelais et des JardinU du Luiemboûrg, MhHe de Médids arait résolu de prodiguer toute espèce de ni&gniBcence. Il n'existait éncohs aucune A>n* taine dans ta partie méridionale db Paris ; on tie poutait en prendre dflM te Ville : on fut donc obligé d*en faire venir la campagne.

l)éjà, sous BénH IV, cette disette d'eau et tes testiges de Taquedue bâti 3h télhps de^ Roniâihs avaielit fàK peniser ft son rétablissement. Sully or- dbrihâ , éh ltft)9 ; die^ fotitlles et deâ tranchées à travers la plaine de Long- boyau, du cdté de Rungis, afin d'y trouver, s'il était possibte, les tout qate Mk ttbtiiàitik elV^iëtlt botidiiitbs ïu palais dëi THerme^ ; ibais te ibôrt de fienri IT âirèta Tëiécution de ce projet.

En 1612, Joseph Aubry proposa, le premier, le projet de coftdiifrë lëi bMk 8g ftaHii^ À NHft ; tfaéls kes deiUandès flnattéières parurent éxbrbi- ttHUil; iibt) (ii-Ujët fbt rejeté. BbgUes Crbsniër fit M^uite h proposition db btttfllHil^ I INiHii ^ pbQcè6 fl'eiÉU (1) i 18 0bur te rof , èl IS pour ta vHM, moyennant la somme ttë T18,O0O liv. , île réiertunt pour lui feicédant dis ces 80 lioufceis U'ëAu. L'entreprise fut itiiàe au rabais, et adjugée, te 8 odtëbre 1611, ft Jehn Coirtg, maître nlaçôn de Hris, pour M somuie de MO,M0 lif . Lb ii jttilKt i(ll9, te fbi Loiiis XIII et te t«gent6, sa mérè, posèrent, avec de mttabiiles bt Mlittles t^rShionfes , prethièrb pierre de l'aqueduc qÉI nt ÎMiti ktft lél deAIhH db JëdqUes Dbsbrossel, et «icbevé M let».

Vhb tiJtltie db bbt kqdbdttfc traver^ie te valten d'ftrcuefl sUr vingt^ifq

(I) On appelle poirce (Teoti It quantité qui s*écoule par un orifice ii'un pôube iuperllëlet. CôtaiiAo cet oriSce oonUent «U lignea carréei, fe p6ttcë d*eàu dltïée hi m ptriMl ippéléëi NgtiM.

Sotrs tiOtJld jiiiL 11

arches. U Hllfttr iW ^Wb «MUtaetiôti M U IbiM ^ lli MllHéiir de IM. Cb lilUrééàtl dliitelUtéUiihe ; Mpéiâttt fiar la tT«i»Mfari beau par ses formes, rappelle les magnifiqaes aqnedoos des. A^ttiaittS.

CIbB àttMJtei ftarbHt Mttes tobt M]^t«ii rie rà^MMU hinMltllê, mifHkgb eké* enté soâs dénliflàtldti nMalflts pottr cMUdttlre Vtm an pâlëis dto Hernies, Près de la face roéridioitéte dèl ttttMea nfodiMes iMHHëmebns llri IMjpiient tohsIHM-âblb de l'aqtiëdclb h>ihaiH .

MM t'espace etistaiit edtrb Arcueil et Parts, bn tbît, de distante an dis- lèfeifcë , ^MeSrs peliHBà cVhftrifttiéils ^i éotit (les r«gflfAi de la eendéMiB réXu. k^à ioHgiiètti* Wtàfd Èe cette teéiMWte, d^ptiU Areaeil Jiiaqiirm eM^ teaa d'eaa sîtaé à côté de TObserTatoire, est de 6,600 Maea.

è Bei^dtt Arcuell Jusqu'à PaHs, dit M. Herfeaft HeThni^f ; rkqansdm ferme k Qtie gràtttfc gâterie sonterraime , qtti ftat malbeanreoseRiënt étabiJe , daM iR quelques pittiës de la j|)laiDe de JMobt^mirls « sur des eaMèri» trèsHiii^ « ciennes et alors Inconnaes. Les infiltrations , les pertes d'eau , les teste- a iribnls et les affaissements qei en ftaretit la suite, réboulement d'une partie 4i de ra<|iieduc, Pinendëtion de toutes les carrières et Tinlerruptieii du ser* « ^itfe diaa fontaine^ de Paris que les eaux de Rungîs alimentent, ont obUgA « l'in<tpection générale (des carrières) à faire de trèa-grands outrages pour k sa restauration. Ces grands ouvrages furent commencés en ITTT.

L'aqueduc n'était pas encore terminé que l'on fit des bolUelteurs pnis«- totitSi des coUâg^i, des communautés religieuses, demander des cenoesaions d'ëiu; beiicessions qui a'aecôrdtilent alorl saris discernement» Le publie, qui avait payé les frais de l'aqueduc, fat la dupe de cette prodigalité (1).

FlMrrimM. En 16Jt% , l'aqueduc achevé « les eaut de RuQ|i§ parvenues du chkteau d'eau de l'Observatoire, en s'oecupa de Ibur distribution.: 18 tHMimi ftrrettt livrés au roi pour le palais et le jardin du LUienibeurg» et 12 podces à ta ville, qui les répartit dans les quartiers de SatotJaequeit Ite SaHit^Victor et dans la rue des Gordeliers. Quatorae fontaines furent eenstraites, et alimentes par cette portion d'eau. On en eenduisit mèoiet à travers le pbnt de Notre-Dame, jusqu'à la place de Grève, était une fon- taine qui fournissait de l'eau de RungiÉ, et dont, le SB juin 16Mi LquIs XIII i>osa la première pin-re. Cette fénlatne n'éiiste plus-

Les priucipales fbntaines pûMiqms on particulières qui fut^t établies ators et alimentées par ces eaui sont :

La fontaine des Oarmélites ^

La fontaine de la rue Mouffetard, au coin de la rue Pelrde-Fer ;

La fontaine Gensier, rue Gensier ;

t^) itt i)^i dH e^ (Mrr^* Ibrtét pa)«i Vér uta dfbtt i*l»nlréè ImpMé iàr let vfin.

i2 HISTOIRE DE PARIS

La fontaine Saiot-Maglonre, me da Faaboarg-Saint-Jaoqaea ;

La footaine du collège de Navarre, dent la première pierre fut posée en cérémonie le 27 mai 1626 ;

La foDtaifie Saint-Michel, à l'extréaMté méridionale de la rue de la Harpe ;

La fontaine Sainte-Geneyiève, rue et montagne Saînte-Gene?iève ;

La fontaine Saint*C6me, me des Cordeliers, etc.

La fraude des concessionnaires, l'ignorance étaient alors les ingénieurs des yéritables lois de Thydraulique, nuisirent au service des fontaines publiques. Il fallut recourir à la ressource de retirer ou de restreindre les concessions. Ce mal et ce remède s'étaient déjà souvent renouvelés, et se renouvelèrent encore.

La notice de cet aqueduc et des fontaines qu'il alimente dans la partie méridionale de Paris me fournit l'occasion de parler d'une seule fontaine qui, sous le même règne, fut établie dans la partie septentrionale de cette ville.

Fontaine des Haudribttes , située au coin de la rue des Vieilles-Hau- driettes et de celle du Chaume. Elle fut établie en 1636, et nommée d'abord Fontaine-Neuve i mais elle reprit son ancien nom en 1760, époque elle fut reconstruite sur les dessins de Horeeu. Sa composition est d'un goût pur ; le bas-relief, qui représente une naïade, est l'ouvrage de M ignot. Elle et aujourd'hui alimentée par les eaux de la pompe de Chaillot.

Statue équestre de Henri IV , placée sur le mâle qui se trouve à l'ouest et au milieu du Pont-Neuf. Voici l'historique de l'érection de cette statue.

Ferdinand , grand-duc de Toscane, fit couler en bronze un cheval colossal, dans le dessein de le faire surmonter par son effigie. Jean de Boullongne, élève de Michel-Ange , fut chargé de ce travail. Ferdinand mourut, et le cheval resta sans cavalier. Cosme II , son successeur, oflRrit à Marie de Hédicis, régente de France, ou accorda à sa demande, ce cheval de bronse, le fit resiaurer et monter sur un vaisseau à Livourne. Ce vaisseau traversa la Méditerranée, le détroit de Gibraltar et l'Océan, et vint échouer sur les côtes de Normandie. Ce cheval de bronze resta pendant une année entière au fond de la mer. On l'en retira à grands frais ; et, transporté sur un nou- veau bâtiment, il arriva, au commencement de mai 1614, au port du Havre ; de , on lui fit remonter la Seine jusqu'à Paris. Le chevalier Pescolini , chargé d'ofi'rir ce présent au roi et à la reine , leur annonça sa prochaine arrivée. En conséquence, on fit construire un piédestal en marbre, dont le roi , le 12 juin de la même année , posa en grande cérémonie la première pierre.

Le piédestal achevé , on y éleva le cheval, en attendant le cavalier qui

sous LOUIS XIII. 13

devait le monter. De vint que le peuple, acooalomé à voir ce chef al senU prit rhabitude, même lorsqu'il fut surmonté par la figure de Henri IV, de nommer l'ensemble du monument le cheval de bronze.

Plusieurs années s'écoulèrent avaitf rentier achèvement de cette statue équestre.

Le piédestal futéleyé sur les dessins de Givoli. Auxqwitre angles on plaça des figures assez mesquines, qui représentaient des vaincus garrottés, et rap- pelaient que le malheur suit toi^urs les succès du pouvoir.

Les quatre bas-reliefs de ce piédestal représentaient les batailles d'Arqués et d'Ivry, l'entrée de Henri lY à Paris, la prise d'Amiens et celle de Mont- mélian. Les figures du piédestal et les bas-reliefs étaient de Francheville.

La figure de Henri lY fut exécutée par Dnpré. Il était représenté la tête nue, le corps tout entier couvert d'une armure à la française, tenant d'une main la bride de son. cheval, et de l'autre le bftton de commandement. Dans une des inscriptions dont le piédestal était chargé, on lisait le nom de Riche- lieu, qui avait, en 1635; fait terminer cet ouvrage.

Ce monument, le premier de ce genre qui ait paru dans Paris, était entouré d'une grille, sur le devant de laquelle on avait placé une table de bronze, portant une inscription oàse trouvait encore le nom de Richelieu. Klle fut enlevée en 1790.

Pendant les divisions qui, en 1788, agitaient la cour et les parlements, la tète de Henri lY fut couronnée de fleurs et de rubans.

Dans les premiers jours de la révolution, en 1789, on plaça sur l'oreille de cette statue la cocarde nationale.

Pendant les journées des 15, 16 et 17 juillet 1790, on plaça devant le piédestal une vaste décoration représentant un rocher, sur lequel la statue équestre de ce roi semblait élevée ; et, pendant les soirées de ces journées, on exécuta des concerts, des chants et des danses. Aucun hommage ne fut rendu aux statues des autres rois.

Dans un moment d'alarme et de besoin de métal pour fabriquer des canons, dans un moment l'armée du roi de Prusse s'avançait sur Paris, et la mémoire des rois était peu respectée, au mois d'août 1792, on renversa dans cette ville toutes les statues des rois, et celle de Henri lY ne fut pas même exempte de la proscription.

Une nouvelle statue équestre de ce roi a été rétablie à la même place. Je dois me borner à l'indiquer (1).

(1) Je réparerai au moins par quelques mots le laconisme de Dulaure. La nouvelle statue de Beuri IV a é\é fondue le 3 octobre 1847, dans les ateliers de V. Lemot , au faubourg du Rou'.e.